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LA ROCHE-BERNARD : HISTOIRE DU PORT

La Roche-Bernard, une porte sur l’Atlantique :

La ville est née sur l’éminence rocheuse qui domine la Vilaine et un étier : ancienne retenue d’eau de mer où s’est développé le vieux port.
Dès le Xe siècle, Bernard, seigneur de la Roche, qui a donné son nom à la ville, fortifie ce site de promontoire afin de contrôler le passage sur la Vilaine.
Au XIe siècle, les seigneurs de la Roche-Bernard font édifier un château et confient aux moines de la puissante abbaye de Redon, la gestion d’un bourg à proximité.
Pendant la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), les seigneurs rochois prennent le parti de Charles de Blois contre Jean de Montfort, père du futur duc Jean IV. En représailles, le duc de Bretagne fait démanteler le château.
Au lieu de le reconstruire, les barons de La Roche-Bernard établissent leur nouvelle résidence au château de la Bretesche, à une dizaine de kilomètre. Il est toujours visible aujourd’hui.

La Roche-Bernard est idéalement située au carrefour des voies maritimes et terrestres. Lieu de passage obligé pour remonter vers Redon ou rejoindre la presqu’île Guérandaise, la cité prospère notamment grâce à son port de commerce par lequel transite le sel de Guérande, les grains et autres marchandises. Le port primitif est implanté dans un étier, protégé des vents violents qui s’engouffrent dans le corridor de la Vilaine.

La rue de Quenelle permet de relier le port au cœur de la ville. Il s’agit de l’une des rues principales jusqu’au XIXe siècle. L’emploi de cette ruelle diminue avec le percement de la route de Guérande et de l’éperon rocheux qui offre des voies élargies au passage des véhicules.

Depuis 1970, le barrage construit à Arzal onze kilomètre en aval sépare la Vilaine de l’Océan Atlantique. L’effet des marées ne se fait donc plus ressentir et le fleuve se transforme en une immense retenue d’eau douce. La navigation de plaisance a laisser peu à peu la place à la navigation de commerce.

Depuis 2014, la ville participe à la mise en place de Vilaine en Fête.
À cette occasion, de nombreux gréements traditionnels naviguent sur la Vilaine entre Pénestin, située à l’embouchure, et Redon.
Ils témoignent ainsi de la riche histoire de ce fleuve.

Une histoire de navires :

L’histoire de La Roche-Bernard est liée à celle de ses navires. Les chantiers navals ont fait la renommée de la cité.

L’implantation de la ville relativement éloignée de l’embouchure du fleuve assure un port à l’abri des vents et des incursions ennemies.
Les chantiers se situaient autrefois sur le pâtis, entre le vieux port et les jardins des Garennes.
Le XVIIe siècle sera l’âge d’or de la construction navale, avec la mise en chantier d’un bateau de prestige, La Couronne.

En 1629, le cardinal de Richelieu souhaitant doter le pays d’une véritable marine de guerre, décide la construction à La Roche-Bernard d’un vaisseau sans précédent : La Couronne.
La forêt de Bretesche fournit alors un bois de qualité, nécessaire pour ce chantier. Il est également possible d’en amener par flottage des forêts voisines pour satisfaire les besoins en matière première.
C’est un vaisseau hors-norme qui quitte le port rochois en 1637 : plus de cinquante mètre de long, accueillant un équipage de six-cent-quarante-trois hommes, une capacité de mille-deux-cents, soit deux-mille-cinq-cents tonnes.
Il s’agit du premier vaisseau avec trois ponts superposés. Sa carrière sera écourtée à cause de nombreuses avaries, néanmoins sa construction a permis le développement d’un précieux savoir-faire. Le musée de la Vilaine maritime propose une maquette de ce navire emblématique.

A la découverte de la ville

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